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Un DJ country, 3 232 tests et un tableau blanc : bienvenue dans les coulisses de HowdyDeck

Quand tu viens danser dans une de mes soirées country, tu vois un DJ, de la musique, des gens sur le plancher et probablement quelques chapeaux de cowboy.

Ce que tu ne vois pas nécessairement, c’est tout ce qui se passe derrière mon ordinateur.

Parce qu’en plus d’être DJ, je suis aussi programmeur web depuis plusieurs années.

Et depuis juin 2025, je développe mes propres outils pour m’aider pendant mes soirées.

Aujourd’hui, mon application compte plus de 3 300 tests, communique avec VirtualDJ, m’aide à gérer mes chansons, mes danses, mes statistiques et même les demandes spéciales du public.

Tout ça pour faire jouer de la musique?

Oui. 😅

Mais aussi pour rendre les soirées plus agréables, autant pour les danseurs que pour moi.

Et le plus drôle, c’est que malgré toute cette technologie, un de mes outils préférés reste encore un simple tableau blanc.

Je vous explique pourquoi.

Tout a commencé en juin 2025 avec une idée assez simple

J’utilise VirtualDJ pour mes soirées. C’est mon logiciel principal pour gérer la musique, préparer mes enchaînements et mixer.

Il fait très bien son travail.

Mais avec la danse en ligne, j’avais besoin d’informations supplémentaires.

Par exemple, une chanson peut être associée à plusieurs chorégraphies. Chaque danse possède son nom, son niveau de difficulté et parfois même différentes versions selon les écoles.

Je voulais pouvoir retrouver ces informations facilement et les utiliser ailleurs que dans mon logiciel de DJ.

Mais surtout, je voulais que mes données puissent communiquer avec VirtualDJ.

Au départ, mon idée était simplement de créer un connecteur entre mes informations et le logiciel.

Je n’avais pas nécessairement besoin de remplacer VirtualDJ. Je voulais plutôt lui ajouter des possibilités qui correspondaient à ma façon de travailler.

C’est comme ça que HowdyDeck a commencé.

Un petit projet personnel.

Puis, comme ça arrive souvent quand on aime programmer, une idée en amène une autre.

Et une autre.

Aujourd’hui, plus d’un an après, le petit connecteur du départ est devenu un ensemble d’outils que j’utilise pour préparer et animer mes soirées.

Disons que le projet a pris un peu d’ampleur. 😅

Pourquoi afficher la prochaine danse avant même que la musique commence?

C’est une des fonctionnalités que j’aime particulièrement.

Dans certaines de mes soirées, un écran affiche la chanson en cours, le nom de l’artiste, la prochaine chanson et les danses associées avec leur niveau de difficulté.

Les informations sont aussi disponibles en français et en anglais.

À première vue, on pourrait se demander à quoi ça sert.

Après tout, quand la chanson commence, on l’entend.

Sauf que ça ne raconte pas toute l’histoire.

Imagine une personne qui commence la danse en ligne.

Elle est assise avec ses amis et voit apparaître à l’écran que la prochaine danse est de niveau 1, premiers pas.

Elle se dit peut-être :

« Ah! Celle-là, je pourrais l’essayer! »

Elle termine sa conversation et se prépare à rejoindre le plancher.

À l’inverse, une personne plus expérimentée voit qu’une danse intermédiaire s’en vient. Elle reconnaît la chorégraphie et se place avant le début.

Ça peut sembler banal, mais en soirée, ce sont des petits détails qui comptent.

L’affichage aide aussi les gens à retrouver le titre d’une chanson qu’ils viennent d’aimer.

Parce qu’on a tous déjà entendu une toune en se disant :

« Je la connais, mais c’est quoi déjà le titre? »

Et évidemment, le temps de sortir son téléphone, elle est terminée.

Pour moi, l’objectif n’est pas d’ajouter des écrans simplement parce que c’est possible.

C’est d’aider les gens à participer plus facilement.

Le niveau appartient à la danse, pas à la chanson

C’est un détail important.

Une même chanson peut avoir une chorégraphie débutante et une autre beaucoup plus difficile.

J’en parlais d’ailleurs dans mon article sur les 19 heures de musique pour mes soirées country.

Dans HowdyDeck, je peux associer les bonnes informations aux danses et les afficher au moment utile.

Ça évite aussi de voir deux groupes commencer deux chorégraphies différentes sans comprendre ce qui se passe.

Même si, je l’avoue, c’est parfois assez drôle à regarder. 😅

Les demandes spéciales : du papier au téléphone

Depuis quelques semaines, j’utilise également un formulaire de demandes spéciales en ligne.

Le fonctionnement est assez simple.

Tu scans un code QR, tu inscris le nom de ta chanson ou de ta danse, ton prénom et tu m’envoies ta demande.

Tu peux même coller un lien Spotify ou Apple Music.

J’ai aussi ajouté une petite information facultative que je trouve particulièrement utile : ton niveau en danse en ligne, sur une échelle de 1 à 5.

Pourquoi?

Parce qu’une personne qui connaît deux danses n’a pas nécessairement les mêmes attentes qu’une personne qui danse depuis dix ans.

Cette information ne sert pas à juger qui que ce soit.

Elle me donne un indice supplémentaire pour choisir les chansons et équilibrer la soirée.

Et si tu veux me laisser une dédicace, un anniversaire ou un petit message, c’est aussi possible.

Je voulais surtout que ce soit simple.

Pas besoin de créer un compte, d’apprendre à utiliser une application ou de remplir quinze champs.

Tu fais ta demande et tu retournes profiter du party.

Évidemment, une demande ne veut pas automatiquement dire qu’elle jouera immédiatement.

Je dois encore tenir compte du style musical de la soirée, de l’ambiance et du temps disponible.

Mais au moins, l’information arrive de façon claire.

De plusieurs secondes d’attente à environ 10 millisecondes

Voici un petit détail technique qui m’a particulièrement fait plaisir récemment.

Quand j’ai commencé à utiliser mon formulaire en ligne pendant les soirées, j’ai remarqué un problème.

L’accès à la page était trop lent.

Parfois, il fallait attendre trois ou quatre secondes avant d’arriver au formulaire.

Trois secondes, ce n’est pas la fin du monde.

Mais pour quelqu’un qui vient simplement faire une demande musicale, c’est déjà long.

Et lorsqu’une page tarde à s’ouvrir, plusieurs personnes risquent simplement d’abandonner.

J’ai donc commencé à revoir le fonctionnement des liens et des redirections de mon site.

Sur une des mesures, le temps de redirection était de 384,69 millisecondes.

Après optimisation?

10,92 millisecondes.

Pour comprendre ce que ça représente :

  • 1 seconde = 1 000 millisecondes.
  • Avant : 384,69 millisecondes pour la redirection.
  • Après : 10,92 millisecondes, soit environ 0,011 seconde.

C’est une redirection environ 35 fois plus rapide.

Petite précision : ces mesures concernent la redirection, pas le chargement complet de la page. Le délai total dépend aussi du téléphone et de la connexion.

Mais c’est justement ce qui m’intéresse dans la programmation.

Repérer les petites attentes inutiles et les éliminer une à une.

Personne ne vient dans un bar country pour admirer la vitesse de chargement d’un formulaire.

Et c’est un peu le but.

Si tout fonctionne bien, tu ne remarques même pas la technologie.

Des statistiques pour comprendre ce qui joue vraiment

Une autre grosse partie de HowdyDeck concerne les statistiques.

Comme DJ, je peux facilement avoir l’impression qu’une chanson fonctionne beaucoup.

Je la reconnais, les gens la demandent et je l’entends souvent.

Mais est-ce qu’elle joue réellement aussi souvent que je le pense?

C’est là que mes données deviennent intéressantes.

HowdyDeck me permet de consulter l’historique des chansons jouées pendant mes soirées et d’en tirer différents classements.

Je peux notamment regarder les 30 ou les 60 derniers jours.

Pourquoi ces deux périodes?

Parce qu’elles ne racontent pas toujours la même chose.

Sur 60 jours, on voit davantage les chansons qui demeurent présentes dans le temps.

Sur 30 jours, on remarque plus rapidement les nouveautés qui commencent à prendre leur place.

Dans mon Top 20 de septembre 2026, par exemple, Kingdom of Fear était première.

Pendant ce temps, Fuego de Pitbull était passée de la 20e à la 3e position en un mois.

Dix-sept places de gagnées.

Pitbull avait visiblement encore quelques amis sur mes planchers. 😂

Mais attention : ce ne sont pas les chansons les plus populaires au Québec.

Ce sont les chansons que je joue réellement dans mes événements et mes soirées.

La différence est importante.

Des playlists qui correspondent aux gens devant moi

Les statistiques m’aident aussi à préparer mes prochaines soirées.

Je peux organiser mes chansons selon les danses associées, les niveaux de difficulté et les différents styles musicaux.

J’ai notamment des sélections pour les débutants, les novices et les danseurs plus expérimentés.

Je peux également préparer des listes adaptées à un événement ou à une ambiance précise.

Si je remarque qu’un groupe connaît surtout des danses accessibles, je peux rapidement retrouver des chansons qui correspondent à ce niveau.

Et quand je veux garder une ambiance vraiment country, mes classements m’aident à trouver du choix sans toujours revenir aux mêmes morceaux.

Dans ma bibliothèque, j’ai d’ailleurs une sélection de 352 morceaux pour plus de 19 heures de musique destinée à mes soirées country uniquement.

Et ce n’est même pas toute ma bibliothèque.

J’aime avoir beaucoup de possibilités.

Mais surtout, j’aime pouvoir retrouver la bonne chanson au bon moment.

Parce qu’avoir 10 000 chansons et passer deux minutes à chercher celle qu’on veut jouer, ce n’est pas nécessairement très utile.

Les chiffres racontent une histoire. Le plancher en raconte une autre.

C’est probablement le point le plus important dans tout ça.

Une application peut me dire qu’une chanson a été jouée quinze fois récemment.

Elle peut m’indiquer qu’une danse est débutante, novice ou intermédiaire.

Elle peut m’aider à préparer une playlist et à retrouver les demandes du public.

Mais elle ne sait pas nécessairement que la moitié des gens viennent de quitter le plancher pour aller prendre un verre.

Elle ne remarque pas toujours cette personne qui hésite à se lever parce qu’elle ne connaît pas les pas.

Elle ne voit pas les sourires quand une chanson rassemble soudainement tout le monde.

Et elle ne remplace certainement pas une discussion avec quelqu’un qui vient me proposer une nouveauté.

C’est là que mon travail de DJ reprend toute sa place.

Je peux prévoir une chanson dans ma programmation.

Mais si je vois que l’ambiance change, je peux décider de faire complètement autre chose.

Une chanson très populaire dans mes statistiques ne sera pas nécessairement la meilleure chanson à jouer à 23 h 45 un samedi soir.

C’est pour ça que je vois HowdyDeck comme un outil d’aide à la décision.

Pas comme un système qui décide à ma place.

Je veux avoir davantage d’informations pour prendre de meilleures décisions.

Et continuer à faire confiance à ce que je vois et à ce que j’entends dans la salle.

Pour les curieux : qu’est-ce qui fait fonctionner tout ça?

Je vous promets de ne pas transformer cet article en cours de programmation. 😅

Mais pour ceux qui aiment connaître les coulisses, HowdyDeck utilise plusieurs technologies.

Il y a d’abord PHP et Laravel, qui m’aident à gérer une bonne partie des données et du fonctionnement de l’application.

Pour la version ordinateur, j’utilise NativePHP et Electron. Ça permet à mon application de fonctionner dans son propre environnement, tout en étant développée avec des technologies web.

J’utilise aussi Vite et Tailwind CSS pour construire les interfaces, organiser les éléments et travailler l’affichage.

En gros, ça me permet de réunir plusieurs choses : mes chansons, mes informations de danse, VirtualDJ, mes statistiques et mes écrans.

Le tout dans un environnement que je peux adapter à mes propres besoins.

J’aime aussi travailler les petits détails visuels.

La taille des textes, les contrastes, les boutons, les informations importantes…

Sur un téléphone, un formulaire doit être facile à remplir.

Sur un téléviseur dans un bar, le nom de la prochaine danse doit pouvoir se lire à plusieurs mètres.

Ce ne sont pas les mêmes contraintes.

Et c’est exactement le genre de problème que j’aime résoudre.

Plus de 3 300 tests pour une application de DJ?

Oui.

Le projet compte maintenant plus de 3 300 tests pour vérifier différentes parties de son fonctionnement. 2 197 en PHP (PHPUnit) et 1 035 en JavaScript (Vitest).

Un test, en programmation, permet de vérifier automatiquement qu’une fonctionnalité produit le résultat attendu.

Par exemple, je peux modifier une partie du système et vérifier que d’autres éléments continuent de fonctionner correctement.

Parce qu’un changement qui semble tout petit peut parfois avoir des conséquences ailleurs.

Et plus une application grandit, plus ça devient important.

Pourquoi autant de tests?

Parce que je préfère découvrir un problème chez moi, devant mon ordinateur, qu’en pleine soirée devant un bar rempli.

Évidemment, les tests ne garantissent pas qu’il n’y aura jamais de bogues.

Ce serait un peu trop beau.

Mais ils m’aident à modifier mon application avec davantage de confiance.

Et comme je continue à ajouter des fonctionnalités, c’est particulièrement utile.

Le fameux tableau blanc : mon outil qui fonctionne sans Internet

Avec tout ce que je viens de vous raconter, on pourrait penser que je veux tout rendre numérique.

Pas vraiment.

Si vous êtes déjà venus dans une de mes soirées, vous avez peut-être remarqué mon tableau blanc rempli de demandes musicales.

Il y a des titres écrits rapidement, des petits cœurs, des noms de danses, parfois des chansons que je dois déchiffrer.

Et j’adore ça.

Parce que derrière chaque demande, il y a une vraie personne.

Quelqu’un qui vient me voir, qui m’explique ce qu’il aimerait entendre ou qui me dit simplement :

« Est-ce que tu pourrais jouer celle-là, s’il te plaît? »

Ça me permet aussi de mettre un visage sur une demande.

De sourire à quelqu’un quand sa chanson commence.

Ou de recevoir un petit merci après.

Ce sont des interactions que je n’ai pas envie de perdre.

Alors oui, j’ai maintenant un formulaire numérique, des codes QR, des statistiques et un système qui communique avec VirtualDJ.

Mais je garde aussi mon tableau blanc.

Il n’a pas besoin de Wi-Fi.

Il ne demande aucune mise à jour.

Et jusqu’à maintenant, je n’ai pas encore eu besoin de lui programmer 4 000 tests. 😂

La technologie doit aider les gens à se rapprocher

C’est un peu ma philosophie derrière tout ça.

Je ne cherche pas à rendre mes soirées entièrement automatisées.

Je cherche plutôt à retirer les petits obstacles qui peuvent empêcher les gens de profiter du moment.

Savoir quelle danse s’en vient.

Pouvoir faire une demande facilement.

Découvrir une chanson adaptée à son niveau.

Retrouver le titre d’une musique qu’on a aimée.

Ou simplement venir discuter avec le DJ.

Ce sont de petites choses.

Mais mises ensemble, elles peuvent changer l’expérience d’une soirée.

Et la suite?

Depuis juin 2025, HowdyDeck a beaucoup évolué.

Et je continue à prendre des notes.

Parfois, une idée me vient pendant que je prépare ma musique.

D’autres fois, c’est une personne en soirée qui me fait remarquer quelque chose auquel je n’avais pas pensé.

Je rentre chez moi, j’y réfléchis et, quand ça vaut la peine, je retourne dans mon code.

J’explore aussi différentes façons d’adapter les affichages aux moments de la soirée, comme le karaoké, les anniversaires ou les événements spéciaux.

Il reste encore beaucoup de choses que j’aimerais améliorer.

Mais mon objectif reste le même qu’au départ.

Utiliser mes connaissances en programmation pour me donner de meilleurs outils comme DJ.

Parce qu’une bonne soirée, ce n’est pas seulement une question de chansons. C’est aussi une question de timing, d’attention et de plaisir partagé.

La technologie peut m’aider avec les deux premiers.

Pour le plaisir, il faut encore du vrai monde.

Et idéalement, quelques personnes prêtes à venir user leurs bottes sur le plancher. 🤠

Alfred « DJ Howdy’Al »

🎶 Une chanson de cette liste t’intrigue?

Viens la danser avec nous lors d’une prochaine soirée.